Revue de presse (Le Monde) 1/
21/03/12
1 -"Précarité énergétique : un problème devenu structurelé".(p.16 Econonie)
"Je m'adresse à vous pour vous exprimer ma détresse..." Des lettres comme celle de MmeF., une retraitée à qui on a coupé le gaz parce que sa pension de 750 euros ne lui permet plus de faire face, le médiateur national de l'énergie en a reçu des centaines en 2011.
Longtemps limitée à quelques centaines de milliers de foyers, la précarité énergétique a fortement augmenté à la fin des années 2000. Elle frappait, en 2011, 3,8 millions de ménages modestes (8 millions de personnes), qui doiventconsacrer plus de 10 % de leur budget aux dépenses d'énergie...".
Autres articles sur le sujet de cette précarité énergétique :
- La gauche préconise une tarification progressive de l'énergie.
- En 2011, la précarité énergétique s'est aggravée en France.
2 - La Chine exploitera ses gaz de schiste pour réduire sa dépendance au charbon
3 - Industries et riverains une cohabitation à risques.
- les plans de prévention des risques : qui doit payer ? La population voisine ou l'industriel ? Près de 400 plans sont en cours d'élaboration.
4 - L'agriculture à l'origine des 2/3 de la pollution de l'eau potable en France.
Selon l'UFC-Que choisir, 1,7 millions de Français reçoivent encore une eau non conforme à la réglementation.
5 - La santé est dans l'assiette (supplément du Monde du 22/03/12) - Bien manger pour mieux vivre.
Protéger sa santé et accroître sa longévité grâce à une alimentation saine et équilibrée est devenu une préoccupation pour beaucoup de Français. Mais que mettre dans son assiette ?
- - "cinq fruits et légumes par jour". Ce n'est qu'un slogan face à une recette du bon sens : manger de tout, raisonnablement en ayant les bons réflexes alimentaires
- - manger varié et équilibré
- - aucun aliment n'est mauvais en soi mais il faut veiller aux excès
- - manger à plusieurs, prendre des repas structurés, si possible à la même heure pour réguler sa satiété., être raisonnable en ne mangeant pas trop
- - privilégier les végétaux
- - attention au sucre
- - limiter le sel
- - limiter les additifs
- -délaisser les graisses saturées
- - les bienfaits des oméga-3
Autre article sur le même thème : " Un ouvrier consomme 50 % de fruits et légumes en moins qu'un cadre".
6 - La France assouplit l'interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne (24 mars).
En prinipe l'épandage aérien est interdit en France mais une circulaire discrète du ministère de l'agriculture a introduit de nombreuses exceptions.
Les pesticides font perdre le nord au abeille.
7 - Gaz de schiste (24 mars)
Un rapport gouvernemental ouvre la voie à la fracturation hydrauliquepour mener des expérimentations à des fins de recherche scientifique.
8 - Une vaste étude conteste les fondements de la toxicologie en pointant les effets à faible dose de produits chimiques.
9 - Nantes mise sur le bois et la biomasse pour son réseau de chauffage urbain.(27 mars)
Ainsi la ville va diminuer sa facture énergétique et ses émissions de co2.
Quant à Grenoble elle veut se relier par téléphérique aux communes du plateau du Vercors.
10 - Taxe carbone aérienne.(31 mars)
La commissaire à l'action pour le climat appelle à un compromis d'ici à 2013...
11 - La filière solaire européenne dans la tourmente (Le Monde : 5 avril 2012)
Confronté à la concurrence chinoise et à la baisse des aides publiques, le secteur s'interroge sur son avenir
Désaccord PS/EELV sur le nucléaire (MOX...)
1ère phase, "Le coup de blanco des amis de M.Hollande, sur le paragraphe consacré au MOX.
dont voici l'adresse : http://www.mediapart.fr/journal/france/151111/le-lobby-nucleaire-reecrit-laccord-ps-ecologistes
2ème phase : "Réécriture du paragraphe consacré au MOX".
et sur mediapart :
http://www.mediapart.fr/journal/france/171111/accord-pseelv-vers-la-fin-du-psychodrame
et dans Les Echos :
http://www.lesechos.fr/economie-politique/election-presidentielle-2012/ps/0201749944721-nucleaire-socialistes-et-ecologistes-s-entendent-apres-plus-de-24-heures-de-cacophonie-250819.php?xtor=EPR-1500-[une_pdf]-20111118-[s=461370_n=2_c=_]-580929535@1
L'accord devient :
"...la part du nucléaire dans la production d'électricité en France passera à l'horizon 2025 de 75% à 50%. En conséquence et concomitamment avec cette diminution, la quantité de combustible nécessaire à l'approvisionnement des centrales en activité sur notre territoire, ainsi que les besoins de retraitement de ces combustibles se poursuivront mais diminueront",
Rappel ( d'après Wikipédia) :
"Le combustible MOX (ou MOx) est un combustible nucléaire constitué d'environ 7 % de plutonium et 93 % d'uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » (ou Mixed OXides en anglais) car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d'uranium appauvri (UO2).
Actuellement, le MOX n'est produit que par le groupe français Areva.
Cette production constitue un débouché technique pour le retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés...
...En 2011, la majeure partie des réacteurs utilisant le MOX ont été initialement conçus pour ne brûler que de l'uranium...
...Le plutonium est beaucoup plus radioactif que l'uranium. De ce fait, avant utilisation, les pastilles de MOX sont plusieurs milliers de fois plus radioactives que celles d'uranium...
Certaines centrales ont été conçues pour fonctionner avec 100 % de MOX : le réacteur pressurisé européen (EPR) à la centrale nucléaire de Flamanville, en France..."
Mais l'EPR peut aussi fonctionner avec de l'uranium (l'utilisation de MOX n'est pas prévue pour l'EPR finlandais).

Vue générale est-ouest du chantier EPR à Flamanville © EDF
NDLR : A partir du moment où l'accord prévoyait la poursuite de la construction de la centrale de Flamanville, il fallait du MOX pour la faire fonctionner. On n'imagine pas qu'on finisse de la construire et de ne pas la faire fonctionner avec du MOX.
Croissance du bien-être n'est pas abondance des biens
Croissance économique n'est pas synonyme de prospérité ou bien de progrès.
La croissance économique est-elle obligatoire pour sortir de la crise actuelle ?
DÉCROISSANCE ET EMPLOI
A cette croissance économique, faut-il lui substituer la croissance verte comme certains écologistes le préconisent ? Si l'on va vers la décroissance, que va devenir alors l'emploi ?
Les pays pauvres ont le droit d'avoir notre standard de vie.
D'ailleurs on parle maintenant de pays émergents. Ils polluent encore bien moins que les pays riches.
La pollution ne serait pas leur souci. Mais la Chine commence cependant à se pencher (avec efficacité semble-t-il) sur la question.
On confond souvent bien-être et abondance matérielle.
la Richesse nous permet de presque tout acheter, mais comme le dit la sagesse populaire :" l'argent ne fait pas le bonheur". Parce qu’en fait, on ne pas tout acheter avec l'argent, pas tout ce qui est immatériel ou affectif (pas les sentiments , par exemple ou les émotions).
La croissance a été permise grâce au productivisme de la révolution industrielle, où l'homme a été remplacé par la machine.
L'écologie n'est pas l'ennemi de l'emploi, même si elle ne porte pas aux nues le travail comme Hitler : "Arbeit macht frei". Cependant, cette devise est très partagée :
Ainsi lorsque l’agriculture biologique remplace l'agriculture productiviste, outre le fait que celle-ci ne pollue pas, il faudra plus d'heures de travail pour obtenir la même quantité de produits agricoles qui seront de meilleurs qualité. Dans tous les domaines où la productivité du travail baissera, il faudra une quantité de main-d’œuvre plus abondante.


CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET DIMINUTION DES EMPLOIS
Qu'est-ce que le capitalisme ?
Sinon le remplacement de l'homme par la machine censée lui ôter la pénibilité du travail.
En réalité les capitalistes comprennent qu'avec des machines de plus en plus perfectionnées ils pourront produire toujours plus et donc s'enrichir toujours plus sans subir les revendications des ouvriers qui voudront être payés toujours plus, sachant que le gâteau du capitaliste augmente sans cesse.
La croissance sera nulle si on produit la même quantité d'électricité avec des énergies renouvelables à la place de l'énergie nucléaire et fossiles. On aura ni compter le stockage des déchets radioactifs qui pourront se réveiller plus tard, ni les émissions de CO2.
La productivité étant en baisse, certes il y aura plus d'emplois et des prix plus élevés (car on aura pas tout compter dans le prix de production).
Peu de personnes accompagnent les personnes âgées en France comparé à d'autres pays. Si une politique du bien-être (une politique du "care") des vieux est enfin mise en œuvre en France, les mesures de productivité de ce secteur nous dirons qu'elle aura diminué. On ignorera que la qualité des soins aura augmenté et que les services aux personnes âgées seront mieux rendus.
Le gouvernement actuel cherche à accroître la productivité dans d'autres secteurs non rentables à ses yeux, en diminuant les personnels à l'école, dans les hôpitaux...par exemple ( en ne remplaçant pas par les mêmes quantités, les effectifs qui partent en retraite). On appelle cela la modernisation de l’État. Pour mieux faire remplir ces services par le privé qui ne se privera pas de donner à ses actionnaires de beaux dividendes en faisant marner pour pas cher des collaborateurs qui la ramèneront ou se mettront en grève pour s'amuser.


LE PIB UN INDICATEUR DE PRODUCTION ET NON DE BIEN-ÊTRE
Pour améliorer le bien-être des personnes en respectant l'environnement et la santé, les producteurs seront amener à accroître la qualité, la fiabilité, la longévité des produits, à améliorer la proximité, la solidarité, ce qui accroîtra l'emploi dans certains secteurs même si on est amené à le réduire dans d'autres plus polluants et qui apportent un bonheur limité aux êtres humains. Les emplois à supprimer sont souvent hautement capitalistiques, les emplois créés devraient donc largement compenser ceux qui seront détruits.

Actuellement la richesse d'un pays est déterminé par son PIB/HAB par les biens et services produits quelles que soient leur qualité. Plus un pays a d'accidents, plus il produit, plus il est prospère. On ne regarde si on y vit plus longtemps en bonne santé ou si les inégalités sont plus faibles, si le lien social est fort, si les crimes et délits sont moins fréquents, si la démocratie y est la plus forte ou pas. Jusqu'à un certain seuil de PIB il y a corrélation entre ce PIB et ces indicateurs de développement. Ce seuil est de 20000 dollars par habitant. Ces performances entre le PIB et des indicateurs plus qualitatifs sont liés jusqu'à un certain point.
Ainsi la santé d'un pays dépend de multiples facteurs.
Vit-on en meilleur santé aux États-Unis qu'en France ?
Beaucoup de pauvres aux États-Unis n'ont pas les moyens de se payer une assurance santé et se soigne très mal ; Obama a essayé d'y remédier avec de nombreuses difficultés mais y est enfin arrivé (4,1 millions d'enfants supplémentaires vont avoir accès à une couverture maladie aux États-Unis.Le président américain Barack Obama a promulgué en février 2009, la loi adoptée par le Congrès, qui élargit le système d'assurance maladie des enfants aux États-Unis. Grâce à ce texte, ce sont onze millions d'enfants qui bénéficieront du système, contre 6,7 millions aujourd'hui).
En France, la CMU (couverture Maladie Universelle) a été créée pour soigner gratuitement ceux qui n'avaient pas de couverture sociale (il suffit de résider en France de manière stable et régulière pour en bénéficier).
L'espérance de vie y est plus élevée qu'aux états-unis qui viennent d'ouvrir leur système de soins aux plus pauvres. Mais cette ouverture n'est pas le seul facteur qui améliore la santé des individus. Cette santé dépend aussi de l'environnement de l'individu, de ses conditions de vie, de son niveau d' éducation...(l'alimentation, les conditions d''accès à l'eau potable, son assainissement, l'hygiène, l’activité physique ont toute leur importance dans la santé).
Ainsi le Costa Rica où les habitants ne disposent que de moins de 10000 $ par an ( contre près de 400000 $ aux États-Unis) ont la même espérance de vie.
Le modèle productiviste peut devenir à un certain niveau du PIB contre-productif : alimentation trop riche, pollutions de l'industrie, inégalités et violences sociales... peuvent à terme, à un certain niveau être nuisible pour la santé et le bien-être des individus.



De la même façon que l’écologie ne date pas de la catastrophe japonaise ( La première présentation d'un candidat écologique à la présidentielle date de 19714. Il s'agissait de René Dumont qui fut invité dans mon lycée par un couple de prof d'histoire-géo.communiste. Ils étaient tous en avance sur leur temps. Dumont était le plus célèbre des agronomes français, bien connu pour son éternel pull over rouge. Il a surpris les Français en se montrant à la télévision avec une pomme et un verre d'eau, pour leur expliquer avec des mots tout simples combien ces ressources étaient précieuses et en péril. Il prédisait l'inévitable hausse du prix des carburants.), les indicateurs qualitatifs ne viennent pas d'être découverts !
Le BNB (bonheur national brut) a été défini pour la première fois en 1972 par le roi du Bhoutan. Son but étant de bâtir une économie qui servirait la culture du Bhoutan basée sur des valeurs spirituelles bouddhistes, parmi d'autres objectifs moraux.
L'ONU a créé en 1990 l'IDH (indice de développement humain), dans son PNUD (plan des Nations Unies pour le développement)
L'IDH se base sur trois critères majeurs : l'espérance de vie, le niveau d'éducation et le niveau de vie.
Patrick Viveret fut chargé sous Jospin de définir des nouveaux facteurs de richesses. Il est donc l'auteur du rapport "reconsidérer la richesse" 'à la demande du secrétaire d’État à l’Économie solidaire, Guy Hascouët (2001-2004).
Vous pouvez avoir accès à ce rapport en cliquant ici.
Il est aussi écrivain et l'auteur de :
- Attention Illich, éditions du Cerf, 1976.
- Pour une nouvelle culture politique (en collaboration avec Pierre Rosenvallon), Seuil, 1978.
- Évaluer les politiques et les actions publiques, la Documentation Française, 1990.
- Démocratie, passions, frontières, éditions Charles Léopold Mayer, 1995.
Plus récemment, Sarkozy, en 2008, a demandé un rapport au prix Nobel d'économie (2001) sur le même sujet, Joseph E. Stiglitz.( il s'agissait de conduire une mission de réflexion sur le changements des instruments de mesure de la croissance française).

La commission, présidée par le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz
« Un consensus se dessine sur les limites du PIB, jusque chez les économistes et les statisticiens. Que lui reproche-ton ? De se contenter d’additionner les valeurs produites par les entreprises et les administrations. Et de ne tenir aucun compte des activités non monétaires. » [1] Oublié, le « temps libre » ! Oublié, le travail domestique ou bénévole ! Comme disait Alfred Sauvy, « épousez votre femme de ménage et vous ferez baisser le PIB ». (…)
Ce n’est pas tout : les dégâts sociaux et environnementaux, eux, augmentent le PIB dès lors qu’ils permettent de produire des biens marchands ! La déforestation en Amazonie ? Rien de tel pour faire grimper le PIB brésilien car elle permet une culture intensive du soja ou du maïs. Une marée noire ? Dépollueurs et assureurs se mettent au boulot … Bref, loin d’être une boussole, le PIB nous aveugle. (…)
Tous ces rapports sont restés lettres-mortes et ont servi à caler les meubles de la République.
Les livres qui m'ont permis une remise en cause du travail actuel et de la société de consommation (liste non exhaustive) :
Illitch : le chômage créateur (1977)
Schumacher : small is beautifull (1973)
Gorz : écologie et politique (1975)
Adret : travailler 2 heures par jour (1977)
Gébé : l'an 01 (1973)
On a compris que ces remises en cause datant des années 70, sont encore plus actuelles et aboutissent à un remise en question de la société capitaliste qui ne peut se maintenir qu’en retrouvant la croissance qui s’étiole dans les veux pays productivistes d'Europe (la France ne devrait retrouver qu’une croissance de 2 %, et le parti socialiste ne fera guère plus, tout en maintenant le même système économique où les banques à l'origine de la crise ont retrouvé leurs profits privés alors que le chômage continue de gonfler).
Les entreprises du CAC40 qui se paient les services de bons économistes savent bien que le salut ne viendra que de nouveaux produits "verts"' ou "technologiques" qui seuls leur permettront de retrouver une forte croissance, "une croissance verte". Ces entreprises, qu'elles vendent des produits bio ou des plaques photovoltaïques ou des voitures électriques ou qu'elles vendent des produits pleins de pesticides ou qui émettent du CO2, c'est pareil, c'est même mieux si leurs profits qui s'amenuisaient est maintenant un vrai pactole (qu'on partagera avec nos collaborateurs que si on veut bien). la Grande Distribution l'a bien compris, elle qui ouvre maintenant des rayons bio.
Toutes ces entreprises du CAC 40 dont les actions ont repris des couleurs, ont une politique environnement au centre de leur stratégie de développement.

Pourquoi EDF, l'Oréal...versent de l’argent à la Fondation Hulot, sinon pour s'acheter une vertu verte, d'ailleurs ces entreprises sont "responsables socialement" : dans un blog sur les biocosmétiques, l'Oréal fait savoir par son reponsable communication qu'elle a toujours agi pour l'environnement :
"Le géant mondial de l'industrie cosmétique l'Oréal prend des engagements en terme de protection de l'environnement, responsabilité envers ses client, et choix éthiques des ingrédients. Une question légitime se pose alors : Est-ce une opération marketing?
A cette question, la responsable Communications Corporatives chez l'Oréal Canada, Sandrine Michard, répond : "C'est un travail de fond que l'on fait depuis des années. Mais on a toujours eu comme philosophie d'agir avant de faire savoir."
Une seule solution pour lutter contre les productivistes qui mettent en péril la planète et les générations futures "l'acroissance", la décroissance n'étant qu'un mot commode mais qui nous place dans la logique de l'adversaire.
Qu'est-ce l'acroissance ?
Pour Serge Latouche,
"...la décroissance est un slogan provocateur pour sortir de la religion du développement. Pour être rigoureux il faut parler d’acroissance comme on parle d’athéisme.
De tas de choses doivent croître comme la joie de vivre, la qualité de l’air et de l’eau que la société de croissance a détruits.
Il s’agit de sortir d’une société de croissance dont la logique n’est pas de faire croître des produits pour satisfaire les besoins mais de faire croître à l’infini la production et pour justifier cela arriver à faire croître à l’infini la consommation ce qui a pour conséquence de faire croître à l’infini les déchets, la pollution… bref la destruction de la planète."
Sur le site Terraeco.net ( http://www.terraeco.net ) les internautes donnent quelques références pour approfondir cette notion de décroissance dont le site rend compte :
"Après la lecture de Prospérité sans croissance de Tim Jackson, notre collaborateur Arnaud Gonzague s’est demandé s’il s’agissait là de l’essai sur le développement durable le plus important des 50 prochaines années.
Un avis que certains d’entre vous partagent volontiers.FredO, blogueur sur Terraéco, nous explique ainsi pourquoi il faut lire Tim Jackson et nous recommande aussi les réjouissants écrits de l’éditorialiste britannique George Monbiot, auteur entre autre de L’âge du consentement.
Si on dressait un top 10 des livres les plus marquants,Jérôme voudrait aussi que l’on fasse figurer celui de Jean-Marc Jancovici C’est maintenant !. Lateral rappelle, lui, qu’en 1979, 30 ans avant Tim Jackson,Nicolas Georgescu Roegen avait élaboré une théorie macroéconomique qui intègre l’écologie dans son ouvrage Demain la décroissance. Entropie, écologie, économie.
Luciole, grande lectrice, ne partage pas l’enthousiasme de Terra eco sur le bouquin de Tim Jackson. Dans son panthéon de la pensée écologique, elle place pêle-mêle :
André-Jacques Holbecq, auteur de Une alternative de société : l’écosociétalisme
Philippe Derudder, auteur de Les 10 plus gros mensonges sur l’économie
Baptiste Mylondo pour son précis d’utopie réaliste Un revenu pour tous
Serge Latouche auteur du Pari de la décroissance ou de Sortir de la société de consommation qui vient de paraitre aux éditions Les Liens qui Libèrent
Paul Ariès, auteur de Décroissance ou barbarie et La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance".
Le débat reste ouvert. Et vous, si vous deviez ne retenir qu’un essai sur le thème croissance/décroissance ou sur l’écologie, quel serait-il ? Et pourquoi ?
Risque nucléaire et risques énergétiques (2/2)
Ces grandes entreprises nucléaires sont influencées par ces experts que sont ces ingénieurs sortis des grandes écoles où l'élite se reproduit.
Ces scientistes sont persuadés de dominer la nature, de comprendre son fonctionnement tel Allégre, ce climato-sceptique, directeur du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et minières) qui a fait un passage éclair dans l'Education nationale et fricoté avec Sarkozy. Ce sont des gens sérieux, eux, responsables, éclairés, pas comme ce Hulot, inculte, médiatique, animateur de tf1, devenu antinucléaire sur le tard.
Cécile Duflot, l'appelle, "la Hulotte" comme ce magazine écolo , du même nom qui défend les petits oiseaux.
Ces écolos sont des illuminés, fumeux, irrespectueux vis à vis des Japonais confrontés à un tremblement de terre.
Les experts ont minimisé cet incident nucléaire devenu, peut-être grâce à ces écologistes, une catastrophe plus importante que celle de Tchernobyl où les soviétiques maîtrisaient mal l'énergie nucléaire, ce n'étaient pas comme ces experts japonais travaillant pour un exploitant privé, la TEPCO (celle-ci fera quand même appel tardivement à Areva pour décontaminer la centrale de Fukushima, en particulier tenter d'épurer quelque 70 000 m3 d'eau radioactive qui stagne sur le site).

Plus de 60.000 tonnes d'eau radioactive ont inondé le site de la centrale en raison des masses d'eau injectées par Tepco dans les réacteurs ces dernières semaines pour empêcher l'accident nucléaire du 11 mars de dégénérer. Mme Lauvergeon a laissé entendre que ces opérations "d'urgence" allaient débuter incessamment. "Tepco veut les voir commencer fin mai", a-t-elle dit.
On a l'impression que ces experts ne veulent pas voir la réalité en face, il la refuse et manque d'objectivité. Pas seulement au Japon mais dans l'ensemble de la communauté internationale comme si une solidarité existait entre les pays producteurs d'énergie nucléaire. Pourtant le Japon constitue un véritable danger pour la planète toute entière tant il est parcouru par les séismes, encore mal connus et minimisés.

Cette catastrophe japonaise a coïncide avec les 25 ans de Tchernobyl, arrêtée temporairement grâce au sacrifice de ceux qu'on a appelé les liqidateurs. Ils ont stoppé la diffusion dans l'atmosphère des matières radioactives rejetées par le cœur du réacteur en coulant un sarcophage arrivé aujoourd'hui en fin de vie et qui devra être coiffé par un autre sarcophage qui sera un travail titanesque confié à l'entreprise Bouygues.
Ce 2ème sarcophage sera financé par la communauté internationale (le FMI et la BERD). Le tour de table n'est pas terminé ; le financement doit être au total de 2 milliards de dollars. Le premier sarcophage n'aura duré que quelques dizaines d'années et le site devra être sécurisé pendant plusieurs milliers d'années.

Pojet de sarcophage
L’Allemagne vient de décider d'arrêter en urgence les 7 centrales les plus âgées et donc à haut risque. En France la centrale de Fessenheim est visée...par les seuls écologistes.
L'histoire de l'énergie en général a montré que cette activité industrielle n'est pas sans risque, pas moins que l'énergie nucléaire. Il faut réellement gérer ce risque ce qui renchéri le coût d'une centrale. Des catastrophes (technologiques, humaines, naturelles) seront toujours possible, il faut donc minimiser la consommation d'énergie y.c. l'énergie nucléaire qui a moins d'impact sur l'évolution du climat (pas de dégagement de CO2 dans l'atmosphère) et cela au moment, où la demande des pays émergents croît.
Mais les opérateurs du nucléaire ne sont pas enclin à baisser leur production dans la société capitaliste qui est la leur, pas plus que les pays émergents sont disposés à consommer moins d'énergie, alors que leur consommation est bien moindre que les pays dits développés.
La France devra donc changer de système de production (nous en reparlerons) et la consommation de la planète devra être plus égalitaire.
Des déchets invisibles et des risques inquantifiables
La radioactivité est invisible et indolore à faible dose. Certes cette pollution est durable et ses débats sur le fœtus notamment se font sentir plus tard, insidieusement (malformations...).
Au Japon, des populations ont été déplacées dans l'urgence. Les traumatismes liés à l’abandon des maisons et des affaires personnelles devont être pris en compte.
Des éléments radioactifs ont été rejetés dans la mer (les capacités de stockage de la centrale ont été utilisée pour l'eau encore plus radioactive ayant servie à refroidir les réacteurs ). Le milieu marin du littoral va donc être contaminé pendant de nombreuses années et devra être surveillé.
La communication de risques est devenue essentielle. TEPCO et le gouvernement japonais en se réfugiant derrière un certain mutisme ont perdu toute crédibilité en un instant.
Tepco confrontée au difficile exercice de la communication de crise

L'évolution de la catatrophe nucléaire est encore floue aussi bien pour les membres du gouvernement japonais que pour les experts mobilisés / AFP
On ignore le nombre de morts et de traumatismes que cela engendrera. Cette catastrophe nous rappelle que notre civilisation peut disparaître comme d'autres avant elle.
En 30 ans nous avons déjà connu 3 catastrophes nucléaires dont les effets durent encore aujourd'hui.
Nous avons donc le choix entre les énergies fossiles et leurs conséquences sur le climat, l'énergie nucléaire et sa radioactivité (ses zones inhabitables pendant des milliers d'années) et la diminution de la consommation d'énergie. C'est ce dilemme qui devra être vite tranché, en toute transparence.
Si nous ne voulons pas transmettre aux générations futures une planète invivable, le choix est vite fait.
L'Europe a vite tranché. Ce qui n'a rien de rassrant. Tous les pays sont d'accord pour un renforcement de la sureté des 143 réacteurs actuellement en ativité en Europe. Mais les pays européens n'ont pu se mettre d'accod sur un test commun. la Commauté européenne est divisée en deux. D'un coté, les gros producteurs (essentiellement la France et la Grande-Bretagne), de l'autre les autres pays qui souhaitent des tests incluant les chutes aériennes sur les centrales) et les attaques terroristes.


La France, sur la demande de fillon, et la Grande-Bretagne ont déjà réalisé un audit ne comprenant pas les élements retenus par les autres pays européens. Ce seront les autorités de contrôle de chaque pays qui évalueront les résultats des tests. Ce seront les autorités nationales qui diront les mesures à prendre.
Donc au final, chaque Etat reste maître chez lui alors que c'est l'ensemble de la planète qui est en cause. Vous avez dit tranparence. Combien de centrales la France est prête à fermer, alors que nombre de reacteurs posent problème ?
Depuis 1944, pour l'ensemble des centrales nucléaires (440 en 2001), on dénombre environ 60 évènements de Niveau 3 ou supérieur sur l'échelle INES, pour ainsi dire un par an, auxquels il faut ajouter plus de 9000 incidents mineurs (Niveaux 0 à 3) mais non moins préoccupants qui se produisent chaque année, dont de plus en plus de cas d'accidents liés au "petit nucléaire" et notamment lors de traitements par radiothérapie.
Ces évènements touchent aussi bien le quidam se trouvant par hasard près du site concerné, qu'un opérateur attaché à une centrale nucléaire ou un manipulateur dans une entreprise privée s'occupant de stérilisation, ou malheureusement un patient traité dans un hôpital et victime d'un surdosage !
Sans parler des accidents nucléaires militaires qui font aujourd'hui partie du passé (sauf pour les victimes qui ont conservé des séquelles !), voici une liste non exhaustive à faire frémir des incidents, accidents, délits et piratages qui se sont produits ces dernières années. Dans 75% des cas il s'agit d'une erreur humaine, généralement liée à un manque de rigueur ou de formation du personnel.
Liste des accidents nucléaires (Cliquez ici si vous voukez voir un site qui les relatent)
En guise de conclusion provisoire
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_fukushima-pour-sciences-et-avenir-un-cauchemar-qui-continue?id=6100143.
Risque nucléaire et risques énergétiques (1/2)
Les experts nous disent :
"Le risque zéro n’existe pas".
Il y a quand même des risques et on est donc exposé à un danger probable.
Normalement, tous les risques avaient déjà été envisagés. Les centrales nucléaires sont sures notamment en France qui vend son expertise en la matière dans le monde entier.
Pourtant de nombreux pays ont décidé, suite à la catastrophe nucléaire du japon, d' inspecter à nouveau les centrales pour suspendre celles éventuellement qui ne se révéleraient pas assez sûre, selon de nouvelles normes plus draconiennes.
Vint alors les questions :
Elles ne l'étaient pas avant ? On nous aurait fait vivre dangereusement.
- Les chinois ont dire faire cette tournée d'inspections des centrales nucléaires et suspendent tout nouveau projet à l'exception de celles qui sont déjà actées (35 centrales nouvelles dont 28 sont d' ores et déjà en construction. La production chinoise représente aujourd'hui 2 % de l'électricité. cette part doit doubler d' ici 2020. Le programme nucléaire devrait être ralenti et ce dans l'indifférence de la population, inconsciente des risques.

La Corée du Sud, le Japon et la Chine cherche à conclure un accord durant leur sommet à Tokyo en Avril afin d’intensifier leur coopération face à des violations de sécurité nucléaire dans le sillage des fuites radioactives de la centrale japonaise frappée par le séisme, ont indiqué ce jeudi les officiels.
- La Turquie a décidé de mener à bien la construction d'au moins 2 centrales dont la première avec le Russie. M.Erdogan est persuadé que la centrale turque sera "exemplaire" et a rejeté toutes les craintes et toutes les critiques (la Turquie est traversée par plusieurs failles) qui s'étaient levées suite à l'accident nippon dont le ministre de l'énergie doit retenir les leçons ( une catastrophe naturelle peut être supérieure à celles qui avaient été envisagées). Le ministre veut relancer le programme nucléaire ( il envisage 20 % d'électricité d'origine nucléaire en 2030) pour faire face à un accroissement rapide de la consommation d'électricité qui devrait doubler dans les 10 ans qui viennent.
Un séisme avait fait en 1999, près de 20 000 morts.
La centrale devrait être prête en 2018. - En Indonésie, zone de catastrophes naturelles par excellence (rappelons-nous du tsunami qui avait causé la mort de 200 personnes, le programme nucléaire ne devrait pas être non plus, ralenti. Pour faire face à la diversité des besoins en énergie le pays table sur l'énergie nucléaire qui devrait représentée 4 % des besoins énergétiques en 2025.
- En Thaïlande, la construction de cinq centrales est envisagée. Mais le premier ministre est dubitatif, ainsi que la population de la région où devraient être construites ces centrales, population soutenue par le gouverneur de cette région. Tous sont effrayés par ce qui s'est passé au Japon.
- En Californie
Celle-ci dispose actuellement de 2 centrales nucléaires dans le Sud, au bord de l'océan Pacifique ( Un mur de 10 mètres anti-tsunami a été construit).
Nous sommes sur une zone sismique.
Les centrales ont été construites pour résister à un tremblement de terre de magnitude 7.
Que se passera-t-il si une secousse dépasse la magnitude 9 comme à Fukushima ?
L'énergie nucléaire est certes en débat quant à la sûreté mais la plupart des pays continuera le développement de l'industrie nucléaire prétextant une énergie propre ( sans CO2, permettant de tenir ses quotas), l'indépendance énergétique et que son industrie est la plus sûre. - L'Italie est sortie du nucléaire en 1987. Elle ne produit pas d'énergie nucléaire mais importe cette énergie principalement de la France.
Selon un article de Libé, l'Italie renonce définitivement au nucléaire :
"Alors que l'opposition à l'atome s'est renforcée en Italie depuis les accidents au Japon, le gouvernement de Silvio Berlusconi a donné mardi un coup d'arrêt à son programme de retour au nucléaire et annoncé"une nouvelle stratégie énergétique" pour une date non précisée.
Le gouvernement a "présenté aujourd'hui un amendement au décret-loi 34 actuellement à l'examen du Sénat", qui "prévoit l'abrogation des normes concernant le programme de localisation, de réalisation et d'activité sur le territoire national de centrales nucléaires", selon un communiqué officiel...
Selon le ministre du Développement économique Paolo Romani, la nouvelle stratégie qui devra "porter sur les 20 prochaines années",commencera à être définie "après l'été".
"Il est important de se tourner vers l'avenir et d'utiliser les meilleures technologies disponibles pour la production d'énergie propre, particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables et de l'énergie verte", a-t-il précisé."
- Liste des pays, principaux producteurs d'énergie nucléaire (cliquez sur cette phrase pour obtenir la liste).
Toute recherche ou toute production d'énergie comporte des risques
Le séisme au japon, du 11 mars 2011 n'a fait aucun mort à cause du nucléaire.(Sauf ceux qui ont été sur le site)
Quelques définitions :
- Nucléaire : relatif au noyau de l'atome. Energie Nucléaire : énergie qui en est issue.
- Atomique : relatif à l"atome. Énergie atomique : énergie nucléaire .
(Source : petit Larousse de 1998")

Les rejets radioactifs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima se poursuivent, avec une contamination locale que le Japon aura à traiter "pendant des dizaines et des dizaines d'années", a prévenu lundi l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN).
- Exposition aux radiations et contamination.
Deux types de contamination doivent être distingués :- l’irradiation externe de la peau et des yeux d'une part.
Il suffit alors de prendre une douche et de ne pas réutiliser les vêtements portés au moment de l’exposition pour se débarrasser des particules radioactives présentes sur le corps. - L'irradiation interne d'autre part.
Dans ce deuxième cas, des particules radioactives pénètrent à l’intérieur du corps. Absorbées par la peau, inhalées ou ingérées - notamment par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés -, elles se fixent sur différents organes et, si les cellules sont trop endommagées ou détruites, elles peuvent en altérer le fonctionnement.
- l’irradiation externe de la peau et des yeux d'une part.

Exposition à des radiations
Les dangers dans la production d’énergie :
- Eolien et solaire :
sans.
- Hydraulique :
risque de rupture des barrages, risques liées à l'inondation de certaines surfaces...mais renouvelables et sans déchets
- Charbon :
Problème des mines qui peuvent s’effondrer et explosion de gaz dans les mines (coups de grisou), dégagement de gaz à effets de serre
- pétrole :
incendies des puits. puits offshore difficiles à obturer, risques de marées noires, risque d'explosion ( de raffineries), gaz à effets de serre
- gaz :
explosion, gaz à effets de serre
Nucléaire :
risque d'explosion,
de radiation, de contamination.
Pas de gaz à effet de serre;
déchets très radioactifs , certains ont une longue durée de vie et peuvent restes radioactifs plusieurs milliers d'années
L'information circule mal.
les riques sont toujours minimisés:
- Tchernobyl :
mesures de radiation non fiables,
nombre de morts suite à catastrophe minimisé,
25 ans après, il faut à nouveau enfermé les radiations. Celle-ci devront être à nouveau enfermée dans un sarcophage.

Une des raisons pour lesquelles il est si difficile de s'accorder sur un bilan humain réside dans le nombre de personnes concernés par l'accident. Car en plus des liquidateurs et des résidents des territoires fortement contaminés, des millions de personnes ont été exposées à de faible doses de rayonnement. En effet, après l'explosion de la central, le nuage radioactif s'est déplacé au gré du vent (l'anticyclone des Açores ne pouvait être partout, déjà bien qu'il protège la France !!). On estime aujourd'hui qu'il a recouvert près de 40% de l'Europe.
- au japon :
les japonais sont toujours mal informés, pour qu'ils ne cèdent pas à la panique.
On attend toujours des informations qui sont toujours minimisées par l'exploitant et le gouvernement.
L'accident de Tchernobyl est maintenant dépassé : accident de niveau 7 à la centrale de Fukushima. Il aura fallu plusieurs jours pour admettre que l'incident devienne une catastrophe (Celle-ci n'a pas atteint Tokyo, uniquement parce que les vents ont poussé, fort heureusement, le nuage radioactif vers le Pacifique).

La folie nucléaire à Fukushima combattue avec des seaux d'eau ( bravo le high-tech de la sûreté)

Les déchets du nucléaire
Le cycle de l'énergie nucléaire - la filière de l'industrie nucléaire
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Les déchets sont constitués de tout ce qui n'est pas réutilisé dans le cycle nucléaire :
- le combustible usé qui est irradié et non retraité. Certains pays le retraite, ce qui donne du plutonium et de l'uranium de retraitement, ces matières entrant dans la fabrication du MOX qui servira de combustible dans les centrales.
- Les déchets ultimes suite au retraitement.
- Les déchets provenant du fonctionnement des centrales :
- les déchets technologiques : gants, combinaisons, outils, etc. ,
- rejets radioactifs, thermiques et chimiques.
Les mesures édictées par la réglementation française sont destinées à maintenir ces rejets à des niveaux acceptables du point de vue de la santé des personnes et de la protection de l'environnement. Il en résulte un impact environnemental limité, d'autant plus que les installations nucléaires ne rejettent à l'atmosphère ni gaz à effet de serre ni produits polluants tels les dioxydes de soufre ou d'azote ou les poussières).
- Les résidus de minerai d'uranium. (L'uranium est un élément faiblement radioactif, qui ne présente pas de danger pour l'environnement s'il reste dans son état naturel. Cependant, après le démantèlement d'une mine d'uranium, il reste plus de 80 % des radioisotopes dans les collines de déblais. Le vent diffuse des particules radioactives dans toutes les directions. L'eau ruisselante est contaminée et s'infiltre dans les nappes phréatiques ou les ruisseaux.Une mine d'uranium en exploitation produit de nombreux déchets :
- des rejets atmosphériques : le radon et les poussières radioactives. L'un des rejets les plus dangereux d'une mine d'uranium est le radon, un gaz rare invisible et inodore qui se propage depuis les installations de conditionnement et les collines de déblais ou les réservoirs de déchets liquides. Le radon entraîne un risque de cancer du poumon.
- des rejets liquides : l'eau d'exhaure créée par les forages et l'évacuation d'eaux de ruissèlement à l'intérieur de la mine peut être plus ou moins bien traitée avant rejet.
- des déchets solides : les boues et les précipités en provenance du traitement des effluents liquides.
- des stériles : les roches extraites qui ne contiennent que très peu d'uranium et qui, par conséquent ne sont pas traitées. La quantité des stériles de mines d'uranium atteint des centaines de millions de tonnes. Si les stériles ne sont pas bien couverts et situés, ils rejettent du radon et des poussières radioactives dans l'air et par infiltration d'eau de pluie des matières toxiques et radioactives passent dans les eaux souterraines et superficielles.
- des minerais pauvres : les minerais dont la teneur en uranium se situe entre 0,03 et 0,8 % environ. Ils ne sont pas toujours traités. Les stocks posent les mêmes problèmes que les stériles, aggravés par la teneur supérieure en uranium.
Ces déchets exposent l'environnement à la radioactivité des radio-isotopes, qui peut entraîner une contamination radioactive des humains, de la faune et de la flore. De plus, certains déchets ont non seulement un danger lié à la radioactivité mais aussi un risque lié à la toxicité des produits chimiques conventionnels tels que l'acide sulfurique et les métaux lourds, résidus du traitement du minerai d'uranium.

Plus d’un million de mètres cube de déchets nucléaires étaient stockés en France à la fin de l’année 2007, selon un rapport publié le 30 juin par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un chiffre qui devrait doubler d’ici à 2030 pour atteindre 2,25 millions de m3.
Les déchets radioactifs (non compris les résidus de minerai d'uranium) sont classés en fonction de deux critères :
- la durée de vie des radiations qui est plus ou moins longue. On parlera de déchets à vie longue (VL) ou à vie courte (VC)
- Leur niveau de dangerosité lié aux radiations qu'il émettent. Le classement va de Haute activité (HA) puis moyenne activité (MA) et enfin à faible activité (FA)
Les radiations sont mesurées officiellement par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En dessous d'un certain seuil on n'a pas à faire avec un déchet radioactif.
L'ASN définit les déchets radioactifs en fonction de ces deux critères.Ces différents déchets nécessiteront une gestion différente :
- les déchets de haute activité (HAVL) et les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs ; et dont la radioactivité reste notable pendant des centaines de milliers, voire millions d'années (mais pas à un niveau "hautement radioactif" - à échelle géologique, ces déchets se transforment en "faible activité vie longue" (FAVL)). Ces déchets sont donc les déchets ultimes de l'énergie nucléaire.
Les déchets HAVL sont pour l'essentiel les "cendres" du combustible nucléaire. Ils sont constitués de produits de fission du combustible (uranium 235, plutonium ou uranium 233).
Ces déchets représentent un volume très faible, mais une très haute toxicité. Le stock mondial était d'environ 250 000 tonnes en 2008. La production française, issue de ses 58 réacteurs, est estimée à environ 1 000 t par an.
En France et au Japon ces combustibles usés sont stockés en piscine avant d'être retraités
Ce sont les déchets ultimes (après le retraitement) qui doivent être enfouis sous des couches géologiques imperméables. En attendant ce tombeau qui devraient se révéler définitif les déchets suffisamment refroidis sont vitrifiés ( en France à la Hague où ils attendent un éventuel retraitement, aux États-Unis ces déchets sont stockés par chaque centrale).
- les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) :
ce sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. Leur nocivité ne dépasse pas 300 ans. - les déchets de très faible activité (TFA) :
ce sont principalement des matériaux contaminés provenant du démantèlement de sites nucléaires : ferraille, gravats, béton... Ils sont peu radioactifs mais les volumes attendus sont plus importants que ceux des autres catégories.
Les déchets radioactifs qui nécessitent des mesures de protection élaborées et spécifiques sont les Déchets HAVL, à haute activité (HA) et à vie longue (VL), c'est-à-dire essentiellement le combustible usé des centrales nucléaires. En France, ces déchets représentaient en volume 0,2 % des déchets radioactifs inventoriés par l'Andra, mais rassemblaient 95 % de la radioactivité totale des déchets radioactifs produits fin 2007. Rien que pour le combustible usé, le stock mondial serait d'environ 250 000 tonnes en 20085, et en France dans les années 2005/2009 ce sont environ 1 150 t de combustibles irradiés (dont 850 tonnes doivent être retraitées) qui sortent annuellement des 58 réacteurs d'EDF.5 000 tonnes sont des déchets ultimes contenant 99 % de la radioactivité totale. Ils sont stockés dans les usines de retraitement de La Hague et de Marcoule.
En France, après 15 ans de recherche organisée en 1991 par la loi Bataille, la solution de référence pour la gestion des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est le stockage géologique. Cette solution reste débattue du point de vue technique (sûreté du concept par rapport à un entreposage notamment) et politique (processus décisionnel, choix du site pour l'éventuel centre de stockage). Les études sont menées par l'Andra(*) qui exploite le laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne. La loi du 28 juin 2006 prévoit que le projet soit soumis au Parlement en 2015 et, sous réserve de son acceptation, l'ouverture du centre de stockage interviendrait en 2025.
* Andra : Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs


SCHÉMA DE PRINCIPE
D'UN RÉACTEUR À EAU SOUS PRESSION

L'industrie nucléaire française.
La France, dont l’expertise dans ce domaine est très largement reconnue, s’est engagée à promouvoir le développement d’un nucléaire responsable en s’appuyant sur un pôle industriel de premier plan constitué :
- d’AREVA, qui propose une offre intégrée allant de la fabrication de combustible jusqu’au retraitement des matières usagées en passant par la conception et la construction de réacteurs,
- d’ALSTOM, qui fabrique des turbines, ainsi que de nombreux sous-traitants et
- des exploitants EDF et GDF-SUEZ.
(EDF est une entreprise privatisée depuis 2005. L'année 2005 est marquée par l’ouverture du capital et l’entrée en Bourse d’EDF, le 21 novembre, qui recueille la confiance de 5 millions de souscripteurs particuliers.
Aujourd'hui, 70 % du capital continue d'appartenir à l’État Français)
Ces entreprises constituent un véritable lobby nucléaire (Lobby est un mot anglais qui signifie en français « groupe de pression » ou « groupe d'intérêts communs ».
On peut comprendre ces entreprises privées dans le système capitaliste, elles défendent leur existence coûte que coûte, quelques soient les risques.
Elles doivent appliquer des normes en matière de sûreté nucléaire définies par les pouvoirs publics.
Mais au nom du secret industrie et de leur compétitivité, elles restent discrètes et très peu démocratiques sur la définition et l'application de ces normes. C'est d'ailleurs l'objet du lobbying de défendre ses intérêts particuliers et le plus graves et de voir les hommes politiques succomber aux arguments des officines de lobbying. (Pour en savoir plus sur le lobbying, cliquez ici. Le point de vue d'ATTAC).
(Suite dans le prochain article)
Croissance du bien-être n'est pas abondance des biens matériels
Croissance économique n'est pas synonyme de prospérité ou bien de progrès.
La croissance économique est-elle obligatoire ?
DÉCROISSANCE ET EMPLOI
Faut-il lui substituer la croissance verte comme certains écologistes le préconisent ? Si l'on va vers la décroissance, que va devenir alors l'emploi ? Les pays pauvres ont le droit d'avoir notre standard de vie. D'ailleurs on parle maintenant de pays émergents. Ils polluent encore bien moins que les pays riches. La pollution ne serait pas leur souci. La Chine commencerait cependant à se pencher sur la question.


On confond souvent bien-être et abondance matérielle. la Richesse nous permet de presque tout acheter, mais comme le dit la sagesse populaire :" l'argent ne fait pas le bonheur"". Parce qu’en fait on ne pas tout acheter avec l'argent, pas tout ce qui est immatériel ou affectif (pas les sentiments , par exemple ou les émotions).
La croissance a été permise grâce au productivisme de la révolution industrielle, où l'homme a été remplacé par la machine.
L'écologie n'est pas l'ennemi de l'emploi, même si elle ne sacralise pas le travail comme Hitler : "Arbeit macht frei". Cette devise est très partagée.
Ainsi lorsque l’agriculture biologique remplace l'agriculture productiviste, outre le fait que celle-ci ne pollue pas, il lui faudra plus d'heures de travail pour obtenir la même quantité de produits agricoles qui seront de meilleurs qualité. Dans tous les domaines où la productivité du travail baissera, il faudra une quantité de main-d’œuvre plus abondante.
CROISSANCE ECONOMIQUE ET DIMINUTION DES EMPLOIS
Qu'est-ce que le capitalisme ?
Sinon le remplacement de l'homme par la machine censée lui ôter la pénibilité du travail.
En réalité les capitalistes comprennent qu'avec des machines de plus en plus perfectionnées ils pourront produire toujours plus et donc s'enrichir toujours plus sans subir les revendications des ouvriers qui voudront être payée toujours plus, sachant que le gâteau du capitaliste augmente sans cesse. Les machines ou le capital, c'est la même chose.

La croissance sera nulle si on produit la même quantité d'électricité avec des énergies renouvelables à la place de l'énergie nucléaire et fossiles. On aura ni compter le stockage des déchets radioactifs qui pourront se réveiller plus tard, ni les émissions de co2. La productivité étant en baisse, certes il y aura plus d'emplois et des prix plus élevés (car on aura pas tout compter dans le prix de production).
Peu de personnes accompagnent les personnes âgées en france comparé à d'autres pays. Si une politique du bien-être (une politique du "care") des vieux est enfin mise en œuvre en France, les mesures de productivité de ce secteur nous dirons qu'elle a diminué. On ignorera que la qualité des soins aura augmenté et que les services aux personnes âgées seront mieux rendus.
Le gouvernement actuel cherche à accroître la productivité dans d'autres secteurs non rentables à ses yeux, en diminuant les personnels à l'école, dans les hôpitaux...par exemple ( en ne remplaçant pas par les mêmes quantités, les effectifs qui partent en retraite). On appelle cela la modernisation de l’État. Pour mieux faire remplir ces services par le privé qui ne se privera pas de donner à ses actionnaires de beaux dividendes en faisant marner pour pas chers des collaborateurs qui la ramèneront ou se mettront en grève pour s'amuser.
LE PIB UN INDICATEUR DE PRODUCTION ET NON DE BIEN-ÊTRE
Pour améliorer le bien-être des personnes en respectant l'environnement et la santé, les producteurs seront amener à accroître la qualité, la fiabilité, la longévité des produits, à améliorer la proximité, la solidarité, ce qui accroîtra l'emploi dans certains secteurs même si on est amené à le réduire dans d'autres plus polluants et qui apportent un bonheur limité aux êtres humains. Les emplois à supprimer sont souvent hautement capitalistiques, les emplois créés devraient donc largement compenser ceux qui seront détruits.
Actuellement la richesse d'un pays est déterminé par son PIB/HAB par les biens et services produits quelles que soient leur qualité. Plus un pays a d'accidents, plus il produit, plus il est prospère. On ne regarde si on y vit plus longtemps en bonne santé ou si les inégalités sont plus faibles, si le lien social est fort, si les crimes et délits sont moins fréquents, si la démocratie y est la plus forte ou pas. Jusqu'à un certain seuil de PIB il y a corrélation entre ce PIB et ces indicateurs de développement. Ce seuil est de 20000 dollars par habitant. Ces performances entre le PIB et des indicateurs plus qualitatifs sont liés jusqu'à un certain point.
Carte des pays, par PIB par habitant
Ainsi la santé d'un pays dépend de multiples facteurs.
Vit-on en meilleur santé aux États-Unis qu'en France ?
Beaucoup de pauvres aux États-Unis n'ont pas les moyens de se payer une assurance santé et se soignent très mal ; Obama a essayé d'y remédier avec de nombreuses difficultés mais y est enfin arrivé (4,1 millions d'enfants supplémentaires vont avoir accès à une couverture maladie aux États-Unis. Le président américain a promulgué en février 2009, la loi adoptée par le Congrès, qui élargit le système d'assurance maladie des enfants aux États-Unis. Grâce à ce texte, ce sont onze millions d'enfants qui bénéficieront du système, contre 6,7 millions aujourd'hui).
En France, la CMU (couverture Maladie Universelle) a été créée pour soigner gratuitement ceux qui n'avaient pas de couverture sociale (il suffit de résider en France de manière stable et régulière pour être couvert par la CMU).
L'espérance de vie y est plus élevée qu'aux États-unis qui viennent pourtant d'ouvrir leur système de soins aux plus pauvres. Mais cette ouverture n'est pas le seul facteur qui améliore la santé des individus. Cette santé dépend aussi de l'environnement de l'individu, de ses conditions de vie, de son niveau d' éducation...(l'alimentation, les conditions d''accès à l'eau potable, son assainissement, l'hygiène, l’activité physique ont toute leur importance dans la santé).
Ainsi le Costa Rica où les habitants ne disposent que de moins de 10000 $ par an ( contre près de 400000 $ aux États-Unis) ont la même espérance de vie.

Le modèle productiviste peut devenir à un certain niveau du PIB contre-productif : alimentation trop riche, pollutions de l'industrie, inégalités et violences sociales... peuvent à terme, à un certain niveau être nuisible pour la santé et le bien-être des individus.
De la même façon que l’écologie ne date pas de la catastrophe japonaise ( La première présentation d'un candidat écologiste
à la présidentielle date de 1974. Il s'agissait de René Dumont qui fut invité dans mon lycée par un couple de prof d'histoire-géo.communiste. Ils étaient tous en avance sur leur temps. Dumont était le plus célèbre des agronomes français, bien connu pour son éternel pull-over rouge. Il a surpris les Français en se montrant à la télévision avec une pomme et un verre d'eau, pour leur expliquer avec des mots tout simples combien ces ressources étaient précieuses et en péril. Il prédisait l'inévitable hausse du prix des carburants.).
Les indicateurs qualitatifs ne viennent pas d'être découverts !
Le BNB (bonheur national brut) a été défini pour la première fois en 1972 par le roi du Bhoutan.Son but étant de bâtir une économie qui servirait la culture du Bhoutan basée sur des valeurs spirituelles bouddhistes, parmi d'autres objectifs moraux.
Maintenant l'ONU a palé en 1990 de l'IDH (indice de développement humain), dans son PNUD (Plan des Nations Unies pour le Développement)..
L'IDH se base sur trois critères majeurs :
- l'espérance de vie,
- le niveau d'éducation et
- le niveau de vie.
Patrick Viveret fut chargé sous Jospin de définir des nouveaux facteurs de richesses. Il est donc l'auteur du rapport "reconsidérer la richesse" 'à la demande du secrétaire d'État à l’Économie solidaire, Guy Hascouët (2001-2004).
Vous pouvez avoir accès à ce rapport en cliquant ici.
Il est aussi écrivain et l'auteur de :
- Attention Illich, éditions du Cerf, 1976.
- Pour une nouvelle culture politique (en collaboration avec Pierre Rosenvallon), Seuil, 1978.
- Évaluer les politiques et les actions publiques, la Documentation Française, 1990.
- Démocratie, passions, frontières, éditions Charles Léopold Mayer, 1995.
Plus récemment, Sarkozy, en 2008, a demandé un rapport au prix Nobel d'économie (2001) sur le même sujet, Joseph E. Stiglitz.( il s'agissait de conduire une mission de réflexion sur le changements des instruments de mesure de la croissance française).
Tous ces rapports sont restés lettres-mortes et ont servi à caler les meubles de la République.
On l'a compris, il faut progressivement sortir de la croissance qui n'est plus possible et la mesure en est imparfaite.
D'ailleurs celle- ci avait été dénoncée à la même époque que les enjeux écologiques, avec le premier choc pétrolier, comme le montre ces quelques bouquins écrits dans les année 70 où on avait assisté à une remise en cause du travail et de la société capitaliste :
Club de Rome :"Halte à la croissance" (1974)
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Ivan Illich
Illitch : le chômage créateur (1977)
Schumacher : small is beautifull (1973)
Gorz : écologie et politique (1975)
Adret : travailler 2 heures par jour (1977)
*Gébé : l'an 01 (19673)
Il faut donc trouver un autre scénario que celui de la croissance, un scénario post-croissance où croissent les choses utiles et où décroissent celles qui sont inutiles et même nuisibles, voir impossibles à croitre indéfiniment parce que limitées et finies.
On est donc loin du retour à la bougie, lequel retour est d'ailleurs nuisible en terme de rendement énergétique et de réchauffement climatique. La croissance verte peut se révéler aussi néfaste, c'est par exemple le cas de la voiture électrique qui ne pose pas la question des la provenance du nucléaire ou de l'abaissement de la vitesse. C'est le cas aussi quand on pose une multitude de panneaux solaires sans se préoccuper de l'isolation du logement.
Toute l'économie est prête à se repeindre en vert pour trouver de nouveaux segments de consommation de ses produite repeints en vert. L'industrie automobile est prête pour vendre des voitures électriques et la grande distribution propose déjà des produits bio, même importés de très loin (des fraises en hiver par exemple, mais BIO).


Le nucléaire allemand et européen après Fukushima
Mme Merkel a présenté en septembre 2010 le scénario suivant de sa politique énergétique :
- préparer le pays a n'utiliser que des énergies renouvelables en 2050
- Prolonger de 12 ans en moyenne, l'activité des 17 centrales nucléaires que Schröder à la tête d'une coalition SPD/Verts en 2002, avait décidé de fermer en 2020. Le gouvernement considérait que les énergies n'étaient pas prêtes à se substituer à l'énergie nucléaire qui représente encore aujourd'hui 26 % de l'électricité. Les énergies renouvelables ne représentant que 17 %.

Mais aprés l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima Angela Merkel est en partie revenue sur ce programme en :
- décrétant un moratoire de 3 mois sur la prolongation des centrales, après avoir affirmer que les centrales allemandes étaient sûres. Elle a demandé à une commission indépendante de vérifier les mesures de sécurité dans les conditions de fonctionnement les plus "invraisemblables".
- Le point sera fait dans les 3 mois du moratoire a ajouté Mme Merkel se refusant à dire si elle serait prète à arrêter des centrales. Elle a simplement indiquée qu'il fallait se passer du nucléaire le plus rapidement possible.
- Deux des plus vieilles centrales datant respectivement de 76 (La centrale Neckarwestheim 1, située dans le Bade-Wurtemberg) et 78 (Isar 1, située en Bavière) et vraisemblablement arrêtées rapidement.

La droite était majoritaire dans ce Land du Bade-Wurtemberg depuis plus de 50 ans. Le 27 mars dernier c'est un écologiste qui a été élu à la tête de ce land avec 24 % des voix (coalition avec le SPD qui a eu 23 % des voix).
Une manifestation pour la fermeture de cette centrale la plus vétuste avait rassemblé 60 000 personnes.

Alors que les prix des énergies fossiles (pétrole et gaz) explosent depuis maintenant plusieurs années, le nucléaire est défendu, notamment par la France comme une solution d'indépendance mais aussi de lutte contre le réchauffement climatique.
Qu'en est-il chez ses voisins? Voir la carte.
L' Europe n'a pas défini une position commune sur le nucléaire, pas même en matière de sécurité des 143 réacteurs européens, la France en possédant plus du 1/3.
Il n’y aura pas de critères communs au niveau européen sur les tests de résistance des réacteurs, pourtant il existe des autorités de sûreté nucléaire des pays de l'Europe de l'ouest. les experts de cette sorte de conseil du nucléaire européen réunis à Helsinki avaient défini ce que pourrait être un test. Prendre en compte :
- un séisme ou une inondation d'un niveau supérieur aux risques envisagés lors de la construction de la centrale
- considérer la possibilité de la conjonction d'accidents
- intégrer les scénarios de pertes de fonctions vitales pour la sûreté d'une centrale comme la perte d'alimentation électrique et la perte de sources de refroidissement
- étudier les conséquences de la fusion d'un cœur et la détérioration des piscines de combustibles usésLes états réaliseront des audits sous leur responsabilité.
Les États resteront maîtres chez eux.
Les premiers responsables de la sûreté sont les exploitants
L' autorité de sûreté nucléaire (l' ASN), en France, a été chargée par le premier ministre de réaliser un audit qui portera sur les 5 points précédents.
Les premières conclusions draient être rendues avant la fin de l'année
Un audit plus transparent et plus extensif que par le passé selon le ministre actuel de l'écologie, favorable à la poursuite du nucléaire, Nathalie Kociusko- Morizet.
Le PS en France a toujours étaient favorables au nucléaire et au productivisme même s'il a du faire quelques concessions aux écologistes pour gouverner avec eux. Parmi ces concessions, il y eut l'abandon de la constructions de quelques centrales nucléaires :
- la centrale de Plogoff en Bretagne fut abandonné par Mitterrand en 1981
- et le surgénérateur de Creys-Malville fut abandonné par Jospin en 1997

En général nos élites avaient confiance dans l'atome. l’industrie nucléaire française était un fleuron du service public et vendait des centrales à l'extérieur. Nos ingénieurs maîtrisaient le risque, d'ailleurs le nucléaire fut exclu assez facilement du Grenelle de l' Environnement.
Mais après la catastrophe de la centrale japonaise, la centrale d'un peuple sérieux qui fut souvent pris en exemple, le mythe de la maîtrise du risque va s'effondrer et la gauche avec beaucoup de Français vont douter du nucléaire. Cet accident va désciller les yeux de la direction du PS ainsi que l'exemple allemand dans le Bade-Wurtemberg où les écologistes on dépassés les socialistes.
Martine Aubry qu'il fallait sortir du nucléaire sur 20 ou 30 ans; elle en a discuté avec Cécile Duflot, secrétaire nationale d' EELV qui a salué la position courageuse de Martine Aubry. les socialistes restés pro-nucléaires n'ont pas fait de bruit. François Hollande a fait part de son hostilité à ce revirement ce qui n'est pas le cas d'un proche de Strauss-khan ni de Laurent Fabius considère que la sortie du nucléaire est la "piste raisonnable".
Le projet socialiste qui vient d'être révélé par Martine Aubry apparaît comme bien timide ; "...nous développerons massivement les énergies renouvelables et les économies d'énergie...pour sortir de la dépendance au nucléaire et aju pétrole".
A quel rythme ?
" Sortir de la dépendance", ça se mesure comment et que fait-on des centrales actuelles ?
Pour une gouvernance mondiale de l'environnement
Les nuages radioactifs ne s'arrêtent pas aux frontières (suite aux catastrophes nucléaires comme celles de Tchernobyl ou au Japon et les catastrophe potentielles de tous les réacteurs en service dans le monde). Le climat ne connait pas les frontières non plus : le CO2, rejeté dans l'atmosphère s'y répand. Le réchauffement climatique devient universel et ne concerne pas qu'un seul pays.
La cargaison d'un navire qui transporte du pétrole est sous la responsabilité de qui lorsqu'il échoue sur nos côtes.
Les usines chimiques peuvent explosées là où elles sont exploitées (rappelons-nous d' Union Carbide qui a explosée en Indes, d' AZF à Toulouse...
Explosion de l'usine Union Carbide à Bhopal
a fait quelques morts


Le naufrage de l' Erika
On voit bien que l'ensemble de la planète est menacée par les exploitants privés comme EDF en France ( en 2004 edf est devenu une société anonyme dont l'état ne doit pas détenir moins de 70 % du capital), et publiques (les nations) et qu'une gouvernance mondiale de l'énergie, de l'environnement de la planète en général, dans le cadre d'un capitalisme mondialisé est nécessaire.
Des conférences internationales ont lieu ou ont eu lieu (ex : Copenhague en 2009, plutôt un échec. Quels objectifs seront fixés à la conférence de Durban en décembre 2011 ?) pour limiter les conséquences des émissions de gaz à effet de serre. Quelques règles sont édictées par les instances internationales (l'ONU, la CE qui exigent un double-fond pour les tankers...).
Des institutions ont été crées au niveau international dans le domaine de l'énergie ( L'IAE a été créée suite au 1er choc pétrolier).
Le point de vue de l'IAE suite à la catastrophe nucléiaire de Fukushima ? Mais, c'est quoi l'IAE ?
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) est un organe autonome qui œuvre pour la production d’une énergie propre, sûre et accessible pour ses 28 pays membres et pour les pays non-membres.
Fondée pour faire face au choc pétrolier de 1973/1974, l’AIE avait pour mission première d’aider les pays membres à coordonner une réponse collective aux perturbations graves des approvisionnements en pétrole, par la mise en circulation de stocks de pétrole sur le marché.

Lyon a fêté le 6 juin 2010 à l’occasion de la fête nationale du vélo, les 5 ans du Vélo’v. L’événement sera célébré sur les Berges du Rhône, transformées depuis 4 ans en vaste voie verte de 5 km de long. A Lyon on a des idées.
Bien que cette mission constitue toujours un des aspects clés de son action, l’AIE a évolué et s’est développée. Elle se situe au cœur du débat mondial sur l’énergie et propose des études d’experts, des statistiques, des analyses et des recommandations indépendantes.
Aujourd’hui, l’action de l’AIE se concentre sur 4 domaines :
- la sécurité énergétique : promouvoir la diversité, l’efficacité et la flexibilité dans tous les secteurs énergétiques ;
- le développement économique : assurer un approvisionnement stable en énergie pour les pays membres et promouvoir des zones de libre échange afin de favoriser la croissance économique et d’éliminer la pauvreté énergétique
- la sensibilisation à l’environnement : faire connaître, au niveau international, les options existantes pour juguler le changement climatique
- l’implication au niveau mondial : agir en concertation avec les pays non-membres, en particulier les principaux producteurs et consommateurs d’énergie, dans le but de trouver des solutions aux problèmes énergétiques et environnementaux communs
L'économiste en chef de l'IAE s'inqiète des conséquences suivantes de la catastrophe japonaise :

- Le remise en question des investissements dans le nucléaire (plusieurs pays ont annoncé une pause dans leur programme nucléaire : suspension de tout nouveau projet de centrale, soit fermeture anticipée de centrales vieillissantes)
- plus forte utilisation des énergies fossiles, donc du prix de l'électricité (augmentation de 5 % du gaz et du charbon d'ici à 2035), principalement en Asie
- hausse des prix de l'énergie ( particulièrement du pétrole, prinipalement utilisé dans les transports)
- aggravation du réchauffement climatique (le recours accru aux énergies fossiles entraînera une croissance des émissions de CO2, malgré le captage dune partis de ce gaz)
Il tire les leçons de cette catastrophe . Il pense qu'il faudra :
- améliorer les systèmes de sécurité des centrales nucléaires dans le monde
- solliciter les énergies renouvelables (substitution partielle au nucléaire, à 100 % dans certains pays, mais énergie fossile prédominante en Chine et en Inde jusqu’en 2035)
- aller vers une efficacité énergétique sans précédent



Photos de l'agence internationale des énergies renouvelables
Mais, il y aura un besoin accru des pays émergents.
Si les pays s'entendent sur le réchauffement climatique (notamment les États-Unis et la-Chine), le scénario de la consommation énergétique future sera favorable aux énergies renouvelables.
Les évolutions technologiques risquent de modifier tous les scénarios possibles.
l'IAE constate, mais n’imposera pas son scénario.
Un pays ne pourra pas décider seul. Une gouvernance mondiale est nécessaire, particulièrement dans le domaine de environnementale auquel on peut ajouter l'eau (un fleuve peut traverser plusieurs pays, un lac peut être bordé par plusieurs pays, la mer est, en dehors des eaux territoriales, déjà internationales).

Quel devrait être le vrai rôle des institutions de gouvernance mondiale ?
- Dire quel est le problème à traiter
- Établir les politiques mondiales
- Mobiliser les différents acteurs, de manière cohérente et coordonnée
- Avoir les moyens de mettre tout cela en œuvre (quand plusieurs institutions définissent des normes différentes et suivent leur propre politique, certains pays sont laxistes et suivent leur propre intérêt à court terme. Les institutions internationales peuvent être concurrentes entre elles et même entrer en conflit. Ce fut le cas du GIEC, qui, emanation de l'ONU n'a pas eu la reconnaissance de certains experts, fut contesté et même accusé de falsification). la concurrence peut s'exercer en amont mais une instance doit décider une seule politique à mettre en œuvre.
- pouvoir sanctionner les récalcitrants ( comme l'ONU décide avec son conseil de sécurité que tels pays doit voir son aviation clouée au sol, par exemple, et que tel ou tel pays fera partie de la coalition qui exécutera cette "résolution" ; des sanctions seront décidées par le conseil de sécurité à l’encontre du pays récalcitrant).
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a appelé à réduire de façon significative les émissions de gaz à effet de serre (GES), ainsi que les émissions de gaz polluants autres que le dioxyde de carbone (CO2).
Il existe des institutions modèles actuellement au niveau international, on pourrait s'en inspirer dans le domaine de l’environnement.
Certains gouvernements sont largement influencées par les grandes entreprises dont l’intérêt est divergent de la population de la planète, à terme. ( Un prix plus élevé de l'énergie peut être accepté par la population d'un pays si cette énergie est jugée suffisante et sans risque).

Un conseil de la Société des Nations
La gouvernance par une institution mondiale est acceptée quand une nouvelle éthique mondiale est développée. Elle est à ce moment là considérée comme légitime et juste;
Une citoyenneté mondiale apparaît quad la SDN est tranformée en ONU, quand l'ONU n'est pas accusée d'ingérence quand elle prend une résolution à l'encontre d'un pays. Le droit d'ingérence est maintenant admis par les citoyens du monde.
A quand l'interdiction pour un pays de polluer la planète ou de faire prendre des risques inconsidérés à s la population d'une partie de la planète où les frontières nationales sont l’état de l'histoire à un moment donné.
Changer, est-ce possible ?
Yes we can change the economy, but at what price ? It is possible !
Les ressources naturelles s'épuisent ( les matières premières ne sont pas inépuisables sur une Terre limitée et coûte de plus en plus à produire),
Les catastrophes naturelles ou pas sont toujours là (séisme, inondations, éruption volcanique, rupture de barrage et accidents de toutes sortes...) détruisant des centrales produisant de l'énergie nucléaire comme la centrale de Fuhushima au Japon et pas si sûre que cela ailleurs à Tchernobyl, à Three Mile Island ou même en France et que faire des éléments radioactifs ? (Après accidents ou des déchets en temps paisible de fonctionnement),
notre économie productiviste et notre mode de vie réchauffant l’atmosphère en rejetant son CO2 (même si quelques uns le conteste), avec toute l'énergie fossile consommée.
Certes, prenant conscience des menaces qui pèse sur notre environnement, nos gouvernants ont pris un certain nombre de mesures limitant la gourmandise en énergie, des moteurs des machines que nous consommons. Exemple les produits ménagers que l'on appelle "les produits blancs" (réfrigérateurs,...) doivent posséder une étiquette énergie apposée depuis 1995. Entre cette date et 2007, la consommation en énergie des réfrigérateurs a diminué de 60 % sur le marché français.
Ils pourraient aller plus loin dans leurs politiques énergétiques sans changer de système économique, s'ils n'obéissaient pas aux différents lobbies dont les lobbies pétroliers.
On est largement revenu des bienfaits de l’économie planifiée et l'URSS n'était pas un modèle de pays soucieux de l’environnement.
Les dirigeants actuels ont l'habitude d'édicter des règles, des codes... qui limitent la liberté des propriétaires quand ils mettent en jeu le bien-être et la survie des citoyens notamment en matière de constructions, dans le domaine du travail, de la santé ou de la sécurité, même si parfois ils sont un peu opaques et peu démocratiques. Il ont usé avec parcimonie de l'instrument fiscal qui permet de changer efficacement les comportements des individus, par exemple ils sont revenus en France sur l'écotaxe qui devait être payée par ceux qui émettaient trop de CO2, comme promis dans le Grenelle de l'environnement. Cette imposition permet en outre de financer la recherche dans le domaine de l'environnement où nous sommes très en retard face à des pays qui ont fait le choix de ne pas développer l'énergie nucléaire.(Cf l'Allemagne).
Pour éviter le pire, la communauté internationale s'est fixée comme but de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre avant 2050 à l'échelle de la planète.
La France a pris des engagements ambitieux en signant, en 1997, le protocole de Kyoto :
- notre pays s'est ainsi engagé à stabiliser ses émissions de CO2 sur la période 2008-2012 à leur niveau de 1990.
Vous voulez retourner à la bougie ?
- pourquoi pas, ça fait fête. Et puis les SDF qui ne dérangent pas les logés, ne peuvent même pas s'éclairer à la bougie.
On est revenu des bienfaits de la consommation à outrance, de la Société de consommation qui devait apporter le bonheur en même temps que les femmes se libéraient des tâches ingrates.
Les plus jeunes ont constaté que le bonheur n'arrivait pas avec la multitude d'objets de le société de consommation , de la société d'abondance qui avec le progrès partagé par les classes moyennes de plus en plus nombreuses, devait mettre fin aux inégalités entre les classes. Les gaullistes parlaient de la 3ème voie.
Certains n'ont pas attendu la fin des trente glorieuses pour critiquer la société de consommation. Celle-ci a émergé vers les années 60 et au début des années 70 avec des auteurs comme Henri Lefébvre et Herbert Marcuse dont le livre "l'homme unidimensionnel" a été publié en 1964.
Aux États--Unis cela a donné le mouvement hippie, Mai 68 en France. La jeunesse ne voulait pas "perdre sa vie à la gagner" et on a vu fleurir le ministère du "temps libre", l'important était plus de s’épanouir en organisant mieux ses loisirs. En 1972, le club de Rome avec le MIT publiait déjà "Halte à la croissance". De nombreux auteurs participaient à, cette critique dont Alain Bosquet et Ivan Illitch.
Pour la première fois un écologiste se présentait à la présidence de la république, René Dumont.
Mais progressivement avec le choc pétrolier de 1975 et la montée continue du chômage, ainsi qu'avec la compétition économique mondiale puis la mondialisation, les écologistes n'ont plus été entendu que sur le réchauffement climatique causé par l'activité humaine et sa croissance exponentielle mais aussi sur la santé alimentaire et la croissance de l'utilisation des pesticides et des OGM.
Le discours sur le nucléaire, énergie soi-disant propre car ne dégageant pas de gaz à effet de serre s'est répandu, d'autant que la France vendait à l'étranger son expertise dans ce domaine nucléaire (EDF vantait et vendait ses centrales,ainsi qu'AREVA qui retraitait les déchets radioactifs de la planète, avec l'expertise du CEA sur la sécurité nucléaire). Ce discours est devenu moins critique.
Les événements japonais qui ont beaucoup marqué les esprits, ont largement relancé le débat sur le développement du nucléaire tant à droite qu'à gauche et sur la croissance économique même repeinte en vert comme le tente la droite et le patronat.
Non seulement il faudra produire et consommer autrement en faisant plus d'économie d'énergie, mais il faudra en outre partager peut-être plus ?
En tout cas c'est fini d'augmenter les inégalités sans complexe ou le discours sur "le travailler plus"et sans que personne ne bronche trop.
Les riches veulent continuer de consommer au-delà de ce qu'il est possible et raisonnable (le 4 X 4 est l'exemple emblématique), car ils auront les moyens de dépolluer après avoir gaspillé des biens rares qui seront devenus plus chers sans que cela ne pèse trop sur leur budget.
Ils préféreront adopter ce comportement collectif suicidaire, car les pauvres mourront avant eux.
Ce qui vaut pour les individus vaut aussi pour les nations. Les nations pauvres, elles qui gaspillent le moins n'ont pas envie de lutter contre la pollution à la même proportion que les nations riches. "Rattrapons notre retard après on verra bien".
Bref, c'est pas gagné.
LIRE L'ARTICLE consacré au livre de Philippe Simmonot sur Médiapart.
Et le livre ci-dessous, "le choc de la décroissance" que le site de Decitre résume ainsi :
"Alors que 20 % des humains s'accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s'épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? La croissance " verte ", " propre ", " dématérialisée ", ou le " développement durable ", présents dans la bouche de toute notre représentation politique, ne sont-ils pas autant d'opérations cosmétiques qui nous empêchent de regarder la réalité en face et nous conduisent à accentuer une folle fuite en avant ? Un enfant de cinq ans comprend qu'une croissance infinie est impossible dans un monde aux ressources limitées ; pourtant, de cette réalité, notre société fait un véritable déni.
Sans relais dans les grands médias, des intellectuels, des militants et quelques rares hommes et femmes politiques tracent de nouvelles perspectives et réfléchissent à l'incontournable décroissance économique des pays riches. Ils théorisent leurs idées et les expérimentent aux niveaux individuel, collectif et politique. Ils cherchent aussi à mettre en lumière les écueils et les dérives de cette perspective en rupture profonde avec l'idéologie d'un monde sans limites qui traverse désormais notre société.
L'auteur, un des acteurs majeurs de ce mouvement en France, fait partager ici son analyse pour une décroissance, certes en rupture radicale avec l'imaginaire de la société de consommation, mais profondément inscrite dans les grands mouvements d'émancipation de cette société."
Sur ce même site (auquel vous pouvez accèder en cliquant ici, sur cette phrase), l'auteur est présenté ainsi :

Vincent Cheynet est né en 1966.
Parallèlement à des engagements associatifs et politiques, il a été pendant une dizaine d'années directeur artistique dans une multinationale de la publicité avant de se retourner contre son ancien métier. En 1999, il fonde l'association et la revue Casseurs de pub. En 2003, il crée le journal La Décroissance, le journal de la joie de vivre, un mensuel dont il est le rédacteur en chef.
Echos de la planète
Quelques faits de la planète écolo, dans nos frontières, et au delà : ce n'est pas une raison pour avoir des œillères. (Petite revue de presse écologique)
1 - Suspension du programme de développement des éoliennes, en France ?

La France a promis d'atteindre 23% de sa production d'électricité d'origine renouvelable en 2020.
L'industrie éolienne est en retard en France malgré le 2ème potentiel de vents en Europe.
Le développement de cette industrie rencontre de nombreux obstacles :
- les anti-éoliens s'alarment des atteintes à l'intégration dans le paysage des projets. Certains considèrent qu'il s'agit d'un viol du territoire (pollution sonore, lumineuse et par le mouvement des ailerons provoquant une surmortalité des oiseaux et des chauves souris. En outre ces machines génèrent des infrasons et une exposition aux basses fréquences dont l'impact sanitaire n'a pas encore était étudié par l'AFSSET (l'Agence Française de Sécurité sanitaire de l'environnement et du travail). D'autres mettent en cause les maux de tête et la fatigue occasionnés par le battement lancinent des pales.
- les éoliennes peuvent aussi gêner la réception de la télévision
- le rapport (rédigé par Patrick Ollier) de la Mission d'information sur l'éolien qui est très draconien, devrait être adopté par le Grenelle 2.
- l'achat de l'électricité à prix subventionné est conditionné par la création de Zones de développement le l'Eolien (ZDE) par les Régions. Ce qui devrait ralentir la création de sites.
2 - La déforestation de la forêt amazonienne va-t-elle continuer ? Ainsi que la production d'huile de palme (matière grasse pas chère, utilisée de plus en plus dans l'industrie agro-alimentaire).
Le Brésil devrait se lancer aussi dans la production juteuse d'huile de palme, mais durable. Lula a promis de ne la produire que sur des parcelles de terrain déjà défrichées.
Les principaux pays producteurs sont l'Indonésie et la Malaisie où existent encore des forêts primaires convoitées. Or on sait que ces forêts sont vitales pour absorber le CO2 que nous produisons en masse. Elles procurent aussi des espaces inviolés.
On apprend aussi que la croissance de la déforestation de l'Amazonie s'est ralentie, comme quoi Lula tient ses promesses. On peut avoir confiance dans cet alter mondialiste. Il fait la chasse au déforestations sauvages.
3 - Grenelle 2, ou Grenelle du renoncement accouche d'une souris.

Le texte qui devrait être adopté le mardi 11 mai a durci les conditions d''implantation des parcs éoliens
4 - Europe écologie et la coopérative : une utopie ?
Cohn-bendit et Cécile Duflot s'entendent.
Je n'ai pas dit :"sortent ensemble" mais Cécile Duflot a dit le vendredi 7 mai"J'aime bien Daniel Cohn-Bendit. C'est clair, net et précis." lors d'une rencontre avec Dany. Elle a trouvé les partis traditionnels (dont les verts) un peu usé, même si elle a montré qu'elle est attachée à la famille verte.
Daniel est de son côté un révolutionnaire un peu usé de la Hanche qui ne se voit pas en candidat de la république mais peut-être en leader de coopérative politique.
5- Eva Joly au présidentielle pour Europe Écologie ?
Comme José Bové, Eva Joly a fait ses tous premiers pas au Parlement
européen
Elle, la "petite norvégienne" qui parle lentement, d'une voix fluette, avec un léger accent, timide en plus, ne s'y voyait pas du tout, pensant à une plaisanterie, quand son collègue à l'assemblée européenne, Yannick Jadot lui en a parlé pour la première fois. Cette hypothèse devient aujourd'hui sérieuse, maintenant que Dany s'est fait à l'idée d'une candidature écologiste au premier tour de la présidentielle sans rechercher à tout prix une candidature unique du PS, laissant la voie libre à Corinne Lepage, écologiste connue, et orpheline du modem.
La "petite juge" derrière ses lunettes de clown rouge et ronde, a envie de postuler mais trouve sa candidature prématurée, tant que Europe Écologie n'a pas son organe de décision et un début de programme élaboré avec les nouveaux adhérents et les alliés traditionnels dont les verts et Cécile Duflot qui ne se présentera jamais contre elle bien qu'elle (Eva Joly) apparaisse, pour les verts, comme la candidate de Dany le Rouge.
Un sondage donne un bon niveau à cette candidate écologiste, populaire pour une fois. Ce qui n'était pas le cas de Dominique Voynet à laquelle nombre d'électeurs reprochaient d'avoir déclaré que la marée noire du "Torrey Canyon" n'était pas la plus grande catastrophe marine du siècle.
Son parcours personnel, celui de l'étrangère au pair devenue secrétaire et éducatrice pour payer ses études de droit, avant de donner la chasse aux financiers véreux au pôle financier qu'elle a créé, devrait séduire les électeurs, y compris des électeurs du centre tant elle apparaît sincère, courageuse et désintéressée".
6 - Conséquences de la construction de barrage sur l'écosystème.

Vue aérienne du barrage des Trois-Gorges en Chine
Avant que le barrage des Trois-Gorges soit complètement mis en route, il
est crucial de trouver les moyens de garantir la sécurité des
ressources en eau du réservoir. Selon nos informations, la pollution
présente dans le réservoir des Trois-Gorges est principalement une
pollution de surface, qui a pour particularité de prendre rapidement
de l’ampleur et d’être difficilement maîtrisable.
Produire des énergies renouvelables allègent peut-être les mauvaises consciences mais ne sont pas sans impact sur la planète ( des régions entières disparaissent sous l'eau, d'autres en deviennent bordées, l'eau se raréfient dans certaines autres contrées. Ces bouleversements sont mal connus. Cela n'empêchent pas les hydrologues de jouer les apprentis sorciers et d'avoir des projets prométhéens. Des barrages doivent concerner 4 fleuves en Corée du nord !
7 - Pollueurs pas payeurs : écotaxe (la taxe carbone ne verra pas le jour)

Certes ce projet de loi très contesté par l'ensemble de la classe politique pour des raisons parfois opposées, était mal ficelé : il exonérait les grandes entreprises, même celles qui rejetaient dans l'atmosphère beaucoup de CO2 et touchait ceux qui ne pouvaient se passer de leur voiture, faute de transports en commun et éloignés de leur lieu de travail, a été enterré et non pas amélioré, après la claque électorale des Régionales, élections que la droite a largement perdues et ce au moment même où Sarkosy visitait le salon de l'agriculture où il voulait caresser les agriculteurs dans le sens du poil en même temps que le cul des vaches,comme le populaire Chirac.
8 - Au salon de l'agriculture , Sarkozy déclare " l'écologie, ça commence a bien faire".
Europe Écologie dans l'autre "ferme des célébrités"
L'écologie des lobbies industriels ne paient pas contrairement au discours sécuritaire, partiellement abandonné et repris. Sarkozy opère une ouverture à droite et aux électeurs de Le Pen qui prend enfin sa retraite.
Le volcan islandais n'est pas éteint, ses explosions continuent de clouer au sol les avions survolant la Péninsule Ibérique 'son panache atteint le sud de l'Europe.
9 - La marée noire de la mer des caraïbes n'a pas fini de faire parler d'elle, tant que les fuites de la plateforme pétrolière ne sont pas colmatées.

l'"état de catastrophe nationale" a été déclaré.
La Louisiane (la nappe de pétrole a atteint les côtes, près de l'embouchure du fleuve Mississipi), le Mississippi (l'état), l'Alabama et la Floride touchées, l'ampleur de cette catastrophe économique et écologique est sans commune mesure avec l'échouage de pétroliers sur nos côtes bretonnes. BP qui a été désignée responsable par Obama a fabriqué une cloche métallique, censée dériver le flux ininterrompu de pétrole, s'est révélée inopérante car présentant dans ses fonds marins, des blocs de glace qui ont obstrué les canalisations.
10 - Les pétroliers continueront l'exploitation offshore.
Le brut extrait en mer représente près du tiers de la production mondiale. Cet évènement de marée noire après une explosion de plateforme ne semble pas remettre en cause les forages offshores en mer du nord notamment où des précautions sont prises depuis longtemps pour éviter ces fuites de pétrole
11 - Corinne Lepage avec "Cap 21"quitte le MODEM.
Rejoindra-t-elle Europe écologie ?
Cap 21, le petit mouvement écologiste fondé et présidé par Corinne Lepage, est officiellement devenu un parti associé au Mouvement démocrate de François Bayrou. «Ça a chauffé» sur la question de la double appartenance des adhérents de Cap 21 au MoDem, a toutefois reconnu Corinne Lepage, qui a par ailleurs été nommée vice-présidente du MoDem dont elle vient de démissionner.


